Aucune classe Bootstrap n'apparait dans le code Razor. Mais le retirer aurait casse la mise en page : mesure a l'appui, 124 elements sur 124 changeaient — box-sizing retombait a content-box, la police a Arial nu, les boutons a 13,3 px, et la marge de main perdait 24 px. app.css ne pose aucune de ces bases. Ce qui servait, c'etait donc le socle, pas les composants — et Bootstrap le livre separement. Styles calcules compares sur 12 routes et 785 elements entre le complet et le reboot : zero ecart. Verifie ensuite apres rechargement reel, a 320, 375 et 1280 px, sans debordement horizontal. 228 Ko -> 10 Ko, soit 31 Ko -> 3,2 Ko une fois compresse. Le poids n'etait pas l'enjeu : 31 Ko sur une archive de 65 Mo est negligeable, et c'est ce qui a failli faire garder le fichier. Le gain est de ne plus embarquer 1222 regles inutilisees. 628 tests au vert, publish verifie. Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
MaBibli
Application de gestion de bibliothèque personnelle, self-hosted sur YunoHost.
Ce fichier est le point d'entrée unique du projet : ce qu'il fait, comment le
compiler, comment le publier, et comment l'installer sur un serveur. Deux fichiers
restent à part, chacun pour une bonne raison — CLAUDE.md, le contexte et l'historique
des décisions à destination de Claude Code, et IDEES.md, les pistes non actées.
| Demande initiale · Contraintes techniques | ce que l'application doit faire, et avec quoi |
| Compilation | développer et produire l'artefact |
| Le paquet YunoHost | contenu du dépôt mabibli_ynh, points de conception |
| Publication | sortir une version, en une commande |
| Mettre en production | installer, mettre à jour, revenir en arrière, désinstaller |
Demande initiale
Gérer une bibliothèque personnelle (livres physiques et numériques), avec :
- Liste des livres physiques
- Liste des livres ebooks
- Gestion de prêts — prêter un livre à quelqu'un, marquer comme récupéré, historique des prêts
- Récupération automatique des infos via ISBN (titre, auteur, éditeur, couverture) — scan caméra + saisie manuelle
- Consultation hors-ligne de la bibliothèque existante (le lookup ISBN, lui, nécessite le réseau)
- Statuts de lecture — à lire, en cours, lu, etc.
Contraintes techniques
- Langage : C# / ASP.NET Core
- Frontend : Blazor WebAssembly, en PWA (installable, utilisable hors-ligne pour la consultation de la bibliothèque déjà enregistrée)
- Scan code-barres : zbar (WebAssembly, LGPL-2.1) — voir
CLAUDE.mdpour l'historique de la bascule depuis ZXing.Net - Accès : smartphone (GSM) et PC, via navigateur
- Multi-utilisateur : géré via le SSO de YunoHost (en-têtes SSOwat, pas d'auth custom) — collection commune au foyer, avec traçabilité de qui a ajouté chaque livre
- Base de données : SQLite
- Hébergement : YunoHost, en installation native (sans Docker) — packaging façon
_ynh, inspiré de radarr_ynh (déploiement .NET self-contained, pas de dépendance dotnet-runtime côté système) - Sources ISBN : cascade BnF (SRU) puis OpenLibrary — bases libres, sans clé API, pas de dépendance à Google Books. La BnF passe en premier pour la couverture du fonds francophone. Voir
CLAUDE.mdpour le détail - Ebooks : fiches d'inventaire uniquement, les fichiers ne sont pas hébergés par l'application
Compilation
Prérequis : le SDK .NET 10 (dotnet --version).
En développement
dotnet build
dotnet test
Pour lancer l'application en local (l'API sert aussi le client Blazor compilé) :
dotnet run --project MaBibli.Api
Publication self-contained (ce que le serveur reçoit réellement)
Le serveur YunoHost ne compile jamais : il télécharge une archive déjà publiée et la déploie telle quelle (voir « Publication » ci-dessous). Pour produire ce même artefact en local, à des fins de vérification :
dotnet publish MaBibli.Api --configuration Release --runtime linux-x64 --self-contained
MaBibli.Api référence MaBibli.Client : le client Blazor WebAssembly est compilé au
passage et atterrit dans wwwroot/ du publish. Un seul projet à publier suffit donc
pour les trois (MaBibli.Client, MaBibli.Shared, MaBibli.Api). --self-contained
embarque le runtime .NET dans le dossier produit : aucun dotnet-runtime n'est requis
côté serveur.
Pour un hébergement sans YunoHost (Synology, VPS), voir « Installer ailleurs que sur
YunoHost » plus bas : le Dockerfile de la racine fait ce même publish, mais sans
--self-contained — dans un conteneur, l'image aspnet fournit déjà le runtime.
⚠️ Ne jamais compiler sur le serveur YunoHost lui-même : ce serait imposer le SDK
complet à une machine qui n'en a pas besoin, pour une compilation lente. Voir
CLAUDE.md, section « Chaîne de publication ».
Le paquet YunoHost
MaBibli se déploie via un second dépôt, mabibli_ynh,
qui ne contient aucun code C# : il porte le manifeste, les configurations nginx et
systemd, et les scripts d'installation. Toute la documentation, elle, vit ici — ce
fichier est le point d'entrée unique du projet.
Contenu
| Fichier | Rôle |
|---|---|
manifest.toml |
Identité, version, URL de l'archive et son sha256, ressources (utilisateur système, répertoires, port, permissions) |
conf/systemd.service |
Unité du service — écoute sur 127.0.0.1, base dans le répertoire de données, durcissement |
conf/nginx.conf |
Reverse proxy et intégration SSOwat |
scripts/_common.sh |
Variables partagées et sauvegarde/restauration cohérente de la base SQLite |
scripts/install remove upgrade backup restore |
Cycle de vie de l'application |
build/publier.sh |
Seul script de publication : version, archive, manifeste, commit et push du paquet, tag et push du code. --archive-seule compile et archive sans rien publier, pour reprendre après un échec |
doc/DESCRIPTION.md doc/ADMIN.md |
Textes affichés par YunoHost lui-même (catalogue et interface d'administration) — ils doivent rester dans ce dépôt |
Points de conception
Le service n'écoute que sur 127.0.0.1. L'application déduit l'identité de l'en-tête
YNH_USER injecté par SSOwat ; cet en-tête n'est digne de confiance que si nginx est le seul
chemin d'accès. Un service exposé sur le réseau permettrait de forger YNH_USER et de
contourner le portail. La contrainte est écrite dans mabibli_ynh/conf/systemd.service (ASPNETCORE_URLS)
et le port n'est pas ouvert au pare-feu.
Aucune compilation sur le serveur. Le publish est self-contained : il embarque son propre
runtime .NET, donc aucun paquet dotnet-runtime n'est nécessaire. ynh_setup_source vérifie le
sha256 de l'archive avant de la déployer.
Les données survivent aux mises à jour. La base SQLite vit dans le répertoire de données, pas
à côté du binaire ; upgrade ne remplace que le répertoire d'installation.
La sauvegarde passe par l'API de sauvegarde en ligne de SQLite. La base est en mode WAL :
copier le seul fichier .db d'une base active peut ne rien sauvegarder du tout. Voir
mabibli_ynh/doc/ADMIN.md.
Publication
Le geste courant tient en une commande, build/publier.sh du dépôt du paquet :
cd ../mabibli_ynh
./build/publier.sh
Il reprend la version déjà publiée (tag le plus élevé, recoupé avec manifest.toml),
propose l'incrément, puis enchaîne tout ce qui suit : archive, manifeste, commit et push
du paquet, tag et push du code, avec vérification côté distant. Il ne reste qu'à créer
la release dans Gitea et y téléverser l'archive — le script en rappelle l'URL.
⚠️ Il n'y a qu'un seul script, et c'est délibéré. Un second, publier-release.sh,
a existé jusqu'au 2026-08-21 : il compilait, archivait et réécrivait le manifeste, à
charge pour l'appelant de committer. Son nom inspirait plus confiance que celui du vrai
point d'entrée, et lancé seul il produisait exactement la panne du 2026-08-21 — un
manifest.toml corrigé mais non poussé, et une release v0.4.0 contenant en réalité six
commits de plus que son tag. Les deux scripts sont fondus ; ce que le second savait
faire subsiste sous la même commande :
./build/publier.sh --archive-seule
Ce mode compile et archive, sans toucher ni au manifeste ni à git : il ne peut donc rien laisser à moitié publié.
⚠️ À quoi il sert vraiment : à reprendre une publication à la main quand
publier.sh a échoué en cours de route (voir B.3). Ce n'est pas « une brique pour une
CI » — c'était la justification écrite jusqu'au 2026-08-22, et elle désignait un usage
qui n'a jamais eu lieu, là où la reprise après échec, elle, est documentée pas à pas.
⚠️ Les contrôles ne sont PAS désactivés dans ce mode, contrairement à ce qui a été vrai jusqu'au 2026-08-22 : ils s'exécutent tous, et avertissent au lieu de refuser, puisque rien n'est publié et que rien ne peut donc mentir. Le dépôt sale, en particulier, n'était alors pas signalé du tout — l'archive contenait en silence du travail non committé.
Ce script compile ce dépôt (mabibli) en Release self-contained, vérifie le
résultat (binaire présent, wwwroot/ embarqué, toutes les ressources d'index.html
réellement sur disque, aucun placeholder d'empreinte non substitué), produit une
archive .tar.gz reproductible, calcule son sha256, et met à jour version,
amd64.url et amd64.sha256 dans mabibli_ynh/manifest.toml — sauf en
--archive-seule.
Il injecte au passage, dans l'assembly, la version (-p:Version) et un
horodatage de build (-p:MaBibliDateBuild), que la page « À propos » de
l'application affiche via GET /api/version.
⚠️ L'horodatage est le témoin de l'injection : sans lui, l'application se déclare
« version de développement » plutôt que d'afficher le 1.0.0 que le SDK .NET pose par
défaut. Ce numéro-là se lirait comme une vraie version alors qu'il ne désigne rien — or
c'est précisément la valeur qu'on va chercher pour diagnostiquer un appareil dont le
cache est dépareillé. Un dotnet build local n'annonce donc aucune version, et c'est
voulu.
⚠️ YunoHost lit le manifeste depuis Gitea, jamais une copie locale : un manifeste
corrigé mais non poussé n'existe pas pour le serveur. C'est précisément ce que
publier.sh empêche d'oublier.
Il refuse par ailleurs de publier dans deux cas, avant de compiler :
| Refus | Ce qu'il évite |
|---|---|
le tag vX.Y.Z existe déjà |
une release qui ne contient pas le code que son tag désigne — arrivé le 2026-08-21, six commits d'écart, sans que rien ne le signale |
| le dépôt du code a des modifications non committées | une archive contenant du travail que le tag, lui, ne contient pas |
Dans les deux cas il nomme le commit en cause et rappelle --patch. ⚠️ En
--archive-seule, les mêmes contrôles avertissent au lieu de refuser — le constat
s'affiche, le conseil « choisissez un numéro libre » non : en reprise, le tag visé
est justement celui qu'on veut retrouver.
La marche à suivre complète et éprouvée, pour les cas que publier.sh ne couvre
pas — première mise en production, montée de version pas à pas, retour arrière,
désinstallation — est en « Mettre en production » ci-dessous.
Mettre en production
Deux marches à suivre, éprouvées sur un serveur réel le 2026-08-18 : la première mise
en production, puis la montée de version. publier.sh (ci-dessus) enchaîne les
étapes courantes ; ce qui suit les détaille une à une, pour les comprendre et pour les
cas qu'il ne couvre pas.
machine de dev Gitea serveur YunoHost
────────────── ───── ────────────────
publier.sh
→ archive .tar.gz ────────► release du dépôt `mabibli`
→ manifest.toml ────────► dépôt `mabibli_ynh` ──────► yunohost app install
(url + sha256) (vérifie le sha256)
A. Première mise en production
A.1 Préalables, une seule fois
- Le dépôt du code (
mabibli) est public sur Gitea.ynh_setup_sourcetélécharge sans jeton ; sur un dépôt privé Gitea répond 404 — indiscernable d'une release absente. - Le domaine dédié existe côté YunoHost. MaBibli s'installe sur un domaine entier
(
mabibli.mondomaine.tld), jamais sur un sous-chemin :
sudo yunohost domain add mabibli.mondomaine.tld
- Le SDK .NET est installé sur la machine de développement (
dotnet --version).
A.2 Produire l'archive, le manifeste et le tag
Depuis mabibli_ynh, avec le dépôt du code à côté (../mabibli) :
./build/publier.sh --version 0.1.0
Le script compile en Release self-contained, vérifie le publish (binaire présent,
wwwroot/ embarqué, toutes les ressources d'index.html réellement sur disque, aucun
placeholder d'empreinte non substitué), produit l'archive de façon reproductible, en
calcule le sha256, réécrit version, amd64.url et amd64.sha256 dans
manifest.toml, commite et pousse le paquet, puis tague et pousse le code.
À contrôler dans sa sortie : la ligne binaire, wwwroot et ressources d'index.html : OK,
le sha256 affiché — c'est celui que le manifeste porte désormais — et les deux ✓ de
la vérification côté distant.
Il ne reste alors que A.3. Les étapes A.4 et suivantes décrivent ce que le script vient
de faire, pour le cas où l'on reprend à la main après un échec en cours de route
(--archive-seule s'arrête après l'archive, sans toucher au manifeste ni à git).
A.3 Déposer la release
Le tag v0.1.0 est déjà poussé par A.2 (git tag v0.1.0 && git push origin main --tags
si l'on reprend à la main).
Dans l'interface Gitea : créer la release v0.1.0 sur le dépôt mabibli, et y
téléverser build/dist/mabibli-0.1.0-linux-x64.tar.gz.
Vérification, à faire sans être authentifié (autre navigateur, ou curl comme
ci-dessous) :
curl -fsSLI "https://git.akbar.nohost.me/mathieu/mabibli/releases/download/v0.1.0/mabibli-0.1.0-linux-x64.tar.gz" | head -1
Attendu : HTTP/2 200. Un 404 signifie soit que la release n'est pas déposée, soit que
le dépôt est privé — les deux se ressemblent, commencer par vérifier la visibilité.
A.4 Le paquet, sur Gitea
⚠️ L'étape la plus facile à oublier quand elle est manuelle — et celle qui a fait
échouer la mise à jour du 2026-08-21. yunohost app install <url> lit le manifeste
depuis Gitea, jamais la copie locale : un manifeste corrigé mais non poussé n'existe
pas pour le serveur. A.2 s'en charge et vérifie l'arrivée par git ls-remote ; en
reprise à la main :
cd ../mabibli_ynh && git add -A && git commit -m "Publier la version 0.1.0" && git push
Le contrôle qui tranche, quel que soit le chemin suivi — c'est le manifeste tel que le serveur le lira :
curl -fsSL "https://git.akbar.nohost.me/mathieu/mabibli_ynh/raw/branch/main/manifest.toml" | grep amd64
A.5 Installer
sudo yunohost app install https://git.akbar.nohost.me/mathieu/mabibli_ynh --debug
YunoHost demande le domaine (celui créé en A.1) et le groupe autorisé (all_users).
Ce qu'il faut voir passer : Prefetching asset main sur la bonne URL, puis
l'installation des fichiers, nginx, systemd, et enfin The service mabibli has correctly executed the action start — le script attend la ligne Application started du journal,
ce qui fait échouer franchement l'installation si les migrations EF Core ne passent pas.
A.6 Vérifier
sudo ss -tlnp | grep -i mabibli
Doit montrer 127.0.0.1:<port> uniquement. C'est une frontière de sécurité : sur
0.0.0.0, n'importe qui sur le réseau pourrait forger l'en-tête YNH_USER et se faire
passer pour un membre du foyer.
sudo ls -l /home/yunohost.app/mabibli
mabibli.db doit exister : les migrations se sont appliquées seules au premier
démarrage. (Pas de -wal ni -shm au repos, c'est normal — SQLite fait un checkpoint à
la fermeture de la dernière connexion.)
Enfin, dans un navigateur sur https://mabibli.mondomaine.tld : le portail authentifie,
et l'application affiche ton nom d'utilisateur YunoHost — pas « anonyme ». C'est le
seul contrôle qui éprouve réellement l'intégration SSO.
B. Monter de version — exemple : 0.1.0 → 0.1.1
B.1 Ce qui distingue une version applicative d'une révision de paquet
| Ce qui change | Version | Nouvelle archive ? |
|---|---|---|
| Le code C# | 0.1.0 → 0.1.1~ynh1 |
oui |
| Seulement le paquet (conf systemd/nginx, scripts) | 0.1.0~ynh1 → 0.1.0~ynh2 |
non |
Le second cas est le plus simple : bump du suffixe ~ynhN à la main dans
manifest.toml, commit, push, puis directement l'étape B.5. L'archive et son sha256
ne bougent pas. (C'est ce qui a été fait pour ~ynh2 et ~ynh3.)
La suite décrit le premier cas.
B.2 En une commande : publier.sh
C'est le geste courant, décrit en « Publication » plus haut : il enchaîne B.3, B.4 et B.5 (archive, manifeste, commit et push du paquet, tag et push du code), et vérifie sur le distant que tout est arrivé.
cd ../mabibli_ynh && ./build/publier.sh
La suite décrit ces mêmes étapes à la main, pour comprendre ce que le script fait et
pour les cas qu'il ne couvre pas : révision ~ynhN seule, reprise après un échec en
cours de route.
B.3 Compiler et vérifier la nouvelle version
Le code est prêt et committé dans mabibli. Depuis mabibli_ynh :
./build/publier.sh --archive-seule --patch
⚠️ --version n'est plus obligatoire ici, depuis le 2026-08-22. Le mode reprenait
alors la version de manifest.toml — c'est-à-dire celle déjà publiée — et
reproduisait donc 0.1.0 tant qu'on ne le corrigeait pas à la main. Les deux modes
calculent maintenant la version de la même façon : --patch propose 0.1.1, et
--version ne sert plus qu'à viser un autre numéro (par exemple celui d'un tag déjà
créé, si la publication a échoué après le tag).
⚠️ --archive-seule ne touche pas au manifeste : version (avec son suffixe
~ynh1 — une nouvelle version applicative repart toujours de 1), amd64.url et
amd64.sha256 sont alors à réécrire à la main. C'est le prix de la marche à pied ;
publier.sh sans option le fait, et ne peut pas l'oublier.
Note le sha256 affiché — il ne sera plus jamais le même, même à code identique si les
dépendances bougent.
B.4 Tag et release
cd ../mabibli && git tag v0.1.1 && git push origin main --tags
Créer la release v0.1.1 dans Gitea, y téléverser
build/dist/mabibli-0.1.1-linux-x64.tar.gz, puis vérifier sans authentification :
curl -fsSLI "https://git.akbar.nohost.me/mathieu/mabibli/releases/download/v0.1.1/mabibli-0.1.1-linux-x64.tar.gz" | head -1
B.5 Pousser le paquet
cd ../mabibli_ynh && git add -A && git commit -m "Publier la version 0.1.1" && git push
B.6 Sauvegarder, puis mettre à jour
YunoHost prend lui-même une sauvegarde de sécurité avant la mise à jour
(mabibli-pre-upgrade1), mais elle ne contient pas le répertoire de données
(BACKUP_CORE_ONLY) : elle sert à restaurer l'application, pas la bibliothèque. Prendre
une sauvegarde complète reste donc utile avant une version qui touche au schéma :
sudo yunohost backup create --apps mabibli
sudo yunohost app upgrade mabibli -u https://git.akbar.nohost.me/mathieu/mabibli_ynh --debug
⚠️ L'option -u n'est pas facultative ici. MaBibli n'est pas dans le catalogue
officiel : sans elle, YunoHost ne sait pas où retrouver le paquet et refuse d'emblée —
« mabibli is not in the catalog (anymore?) », puis « No apps can be upgraded ». Rien
n'est cassé pour autant, la commande n'a simplement pas commencé. C'est la même URL
qu'à l'installation, celle du dépôt _ynh, jamais celle de l'archive.
(Ajouter --force seulement pour réappliquer une version identique, par exemple en
mise au point du paquet.)
Le script arrête le service avant de remplacer les binaires — deux processus sur la
même base SQLite pendant une migration est exactement ce qu'il faut éviter — puis
attend Application started, avec un délai de 120 s : une migration sur base remplie
prend plus de temps que la création d'un schéma vide.
B.7 Vérifier après mise à jour
sudo systemctl status mabibli --no-pager && sudo journalctl -u mabibli -n 30 --no-pager
Puis, dans le navigateur, le contrôle qui compte vraiment : les livres sont toujours
là. C'est ce qui valide que la base vit bien dans le répertoire de données et non à
côté du binaire — upgrade remplace intégralement /var/www/mabibli.
Vider le cache du navigateur n'est pas nécessaire : le service worker compare les empreintes et propose « Mettre à jour ». Sur mobile, un onglet resté ouvert peut retarder la bascule — c'est précisément ce que le bandeau de mise à jour sert à débloquer.
B.8 Si la mise à jour échoue
YunoHost restaure automatiquement la sauvegarde de sécurité quand le script échoue. Si le service démarre mais que l'application se comporte mal, revenir en arrière à la main :
sudo yunohost backup list
sudo yunohost app remove mabibli --purge
sudo yunohost backup restore <nom-de-l-archive> --apps mabibli
⚠️ --purge efface le répertoire de données. Ne le faire qu'avec une archive contenant
la bibliothèque sous la main — celle de B.5, pas mabibli-pre-upgrade1.
C. Désinstaller
sudo yunohost app remove mabibli
Retire le service, la conf nginx, la permission SSO, l'utilisateur système, le port et
/var/www/mabibli. /home/yunohost.app/mabibli survit, donc la bibliothèque aussi :
une désinstallation faite trop vite ne doit pas être irréversible.
⚠️ Corollaire à connaître en phase d'essai : réinstaller après un remove sans purge
retrouve l'ancienne base. Ce n'est pas une installation vierge, même si tout le
reste est neuf.
Pour tout effacer, données comprises :
sudo yunohost app remove mabibli --purge
Contrôle qu'il ne reste rien :
systemctl status mabibli; sudo ls -d /var/www/mabibli /home/yunohost.app/mabibli 2>&1; getent passwd mabibli
Les trois doivent être négatifs. Le domaine, lui, reste déclaré dans YunoHost.
Installer ailleurs que sur YunoHost (Synology, NAS, VPS)
Le déploiement de référence reste le paquet mabibli_ynh : c'est lui qui est éprouvé, et
c'est le seul qui apporte une authentification. Ce qui suit sert aux hébergements qui
n'ont pas de portail SSO. Dockerfile, .dockerignore et compose.yaml, à la racine de
ce dépôt, existent pour ça.
L'application n'est qu'un processus et un fichier SQLite : MaBibli.Api sert lui-même
le client Blazor. Il n'y a donc rien à orchestrer.
⚠️ Hors YunoHost, il n'y a AUCUNE authentification
C'est le point à comprendre avant tout le reste, et il ne se contourne pas par la
configuration. FournisseurUtilisateurSsowat lit l'en-tête YNH_USER que le portail
injecte ; sans portail, il n'y a pas d'identité, et l'application ne s'en invente pas.
Conséquence exacte, vérifiée en exécution :
| Sans identité | |
|---|---|
| Catalogue, auteurs, séries, revues, prêts (communs au foyer) | fonctionnent |
| Statuts de lecture, listes d'envies (personnels) | refusés — 400 « Impossible d'ajouter une envie sans savoir à qui elle appartient. » |
Deux façons de rendre une identité, aucune des deux n'authentifie qui que ce soit :
Identite__UtilisateurSimuleen variable d'environnement. C'est le mécanisme prévu pour le développement, mais c'est de la configuration ordinaire : elle vaut aussi en production. Mono-utilisateur.- l'en-tête
YNH_USERinjecté par le proxy inversé (DSM : Portail des applications > Proxy inversé > En-tête personnalisé). Même niveau de sécurité, mais si un proxy authentifiant est ajouté un jour (Authelia, authentik), il n'y a plus qu'à lui faire recopier sonRemote-UserversYNH_USER: l'application n'a rien à changer.
⚠️ Dans les deux cas, quiconque atteint le port EST cet utilisateur. Le port ne doit
donc être publié que sur la boucle locale (127.0.0.1:8080:8080), le proxy inversé restant
le seul chemin d'accès. C'est la transposition exacte de la contrainte d'écoute que le
paquet YunoHost pose comme dure.
Trois prérequis qui ne se négocient pas
- Une machine x86_64. Le publish visé est
linux-x64: les NAS ARM (les modèles « j » notamment) demanderaient de republier enlinux-arm64, ce qui n'est pas éprouvé ici. - HTTPS, sans quoi le scan du code-barres ne s'ouvrira jamais : la caméra exige un
contexte sécurisé. Sur Synology, cela veut dire proxy inversé + certificat Let's Encrypt
sur un nom DDNS (
mabibli.xxx.synology.me). - Un nom d'hôte entier, pas un sous-chemin —
mabibli.xxx.synology.me, jamaisnas.xxx.synology.me/mabibli. La raison est la même que pour lefull_domainde YunoHost, et elle est développée plus bas :<base href="/">et les empreintes du service worker sont figés à la compilation.
La marche à suivre
git clone <ce dépôt> mabibli && cd mabibli
# éditer compose.yaml : nom d'utilisateur, chemin du volume
docker compose up -d --build
Sur Synology, le même compose.yaml se colle dans Container Manager > Projet, en
remplaçant ./donnees par un chemin réel (/volume1/docker/mabibli).
Les migrations EF Core s'appliquent seules au premier démarrage : la base se crée dans le volume, et c'est le volume seul qui la fait survivre au remplacement de l'image.
Ce qu'il faut savoir avant de s'y mettre
- La sauvegarde ne se fait pas en copiant le
.db. SQLite tourne en mode WAL : copier le seul fichier d'une base active peut ne rien sauvegarder du tout. Il faut arrêter le conteneur, ou passer parsqlite3 … ".backup"— c'est ce que fait le paquet YunoHost, et la raison est écrite dansmabibli_ynh/doc/ADMIN.md. - Il n'y a pas de mécanisme de mise à jour. Ni
yunohost app upgrade, ni release, ni vérification desha256: à chaque version,git pullpuisdocker compose up -d --build. Les données ne bougent pas, elles sont dans le volume. - L'image est construite depuis les sources, pas depuis une release. Elle ne porte donc
aucun numéro de version, et « À propos » affiche honnêtement « version de développement ».
Pour un vrai numéro, passer
-p:Version=X.Y.Z -p:MaBibliDateBuild=…audotnet publishduDockerfile— voirCLAUDE.md, « Y — l'application dit sa version ».
Vérifié en exécution le 2026-08-21
Image construite et démarrée localement, base neuve dans un volume monté :
| Cas | Résultat |
|---|---|
| Migrations au premier démarrage | appliquées, mabibli.db créé dans le volume |
GET / et _framework/blazor.webassembly.js |
200, <base href="/"> intact |
GET /api/moi avec Identite__UtilisateurSimule |
{"identifiant":"prenom","simule":true} |
GET /api/moi sans rien |
{"identifiant":null,"affichage":"inconnu"} |
GET /api/moi avec en-tête YNH_USER: camille |
{"identifiant":"camille","simule":false} |
POST /api/souhaits sans identité |
400, message lisible |
⚠️ Ce qui n'a PAS été vérifié : l'installation sur un Synology réel, le proxy inversé de DSM et le certificat. Ce sont des gestes de DSM, pas du code — mais personne ne les a éprouvés ici.
Contraintes permanentes du paquet — ce ne sont pas des tâches
Le dépôt du code doit rester public
ynh_setup_source télécharge sans jeton. Sur un dépôt privé, Gitea répond
404 et non 403 à un anonyme : le symptôme est identique à « la release n'existe
pas », ce qui envoie chercher au mauvais endroit. Ne pas mettre de jeton dans l'URL
du manifeste — il serait lisible sur le serveur.
L'application exige un domaine entier, pas un sous-chemin
MaBibli s'installe sur mabibli.mondomaine.tld, pas sur mondomaine.tld/mabibli.
Deux éléments sont figés à la compilation du client Blazor WebAssembly : la balise
<base href="/"> de index.html, et les empreintes d'intégrité de
service-worker-assets.js. Les réécrire sur le serveur casserait le service worker,
donc le mode hors-ligne — et rien n'est recompilé sur le serveur, c'est tout l'intérêt
du self-contained. Le paquet déclare donc l'application en full_domain.
Lever cette contrainte demanderait une archive par chemin d'installation, ou une compilation sur le serveur. Les deux annulent le bénéfice du self-contained.
install_dir finit par appartenir à l'application, pas à root
Le manifeste demande owner = "root:rwx" pour que le service ne puisse pas réécrire
ses binaires, mais le helper _ynh_apply_default_permissions repasse derrière avec un
chown -R mabibli:mabibli. L'intention tient quand même, portée par
ProtectSystem=strict dans l'unité systemd : tout est en lecture seule sauf
ReadWritePaths=, qui ne liste que le data_dir.
⚠️ Ne pas retirer ProtectSystem=strict en croyant que la propriété des fichiers
protège encore.
Journal du paquet — ce qui a été réglé
Les deux pièges systemd — 2026-08-18
Découverts à la première installation réelle, chacun a coûté un cycle complet. Ni l'un ni l'autre ne peut sortir d'un lancement du binaire à la main : ils tiennent au gestionnaire de services.
| Piège | Symptôme | Correction |
|---|---|---|
Environment= découpe sur les espaces |
ArgumentException … at index 0 |
guillemeter toute la ligne |
ProtectHome=yes masque /home |
SQLite Error 14: unable to open database file |
ProtectHome=tmpfs + BindPaths= |
Détail et mesures dans les commentaires de mabibli_ynh/conf/systemd.service, à ne pas retirer.
L'URL de démonstration a été remplacée — 2026-08-18
manifest.toml portait gitea.example.org : l'installation s'arrêtait net au
Prefetching asset main. Corrigé partout (manifest.toml, ce fichier,
conf/systemd.service, et la valeur par défaut de --base-url). Contrôle :
grep -rn "gitea.example.org" . ne doit plus rien remonter que ce fichier-ci.
L'archive ne va plus dans git — 2026-08-18
build/dist/ est ignoré. L'archive vit dans la release Gitea ; committée, elle
ajouterait 69 Mo d'historique par version, définitivement.
Statut
Voir CLAUDE.md pour le contexte complet et l'historique des décisions à destination
de Claude Code.