Files
mabibli/docs/publier-une-version.md
T
mathieuandClaude Opus 5 b6c4dbaa08 Decoupe la documentation par audience, et corrige trois defauts
Le README faisait 691 lignes, dont 295 de procedure de mise en production —
que personne ne lit avant d'avoir decide d'installer le projet. Or c'est le
premier document lu. Il tombe a 86 lignes et devient un aiguillage.

Un document, un lecteur, une question :

  README.md                    c'est quoi ?              un visiteur
  docs/installer.md            comment je l'heberge ?    qui installe
  docs/publier-une-version.md  comment je sors une v. ?  qui maintient
  docs/architecture.md         pourquoi le code ainsi ?  qui contribue

Trois defauts sortis de la comparaison entre le README et le tour du projet,
dont deux introduits ce matin :

⚠ Le README se contredisait sur example.org. Son « Journal du paquet »
documentait comme une panne reglee (« l'installation s'arretait net ») le
placeholder que le nettoyage vient de retablir. Ce n'est pas une regression —
publier.sh refuse desormais de publier avec, ce qui etait precisement le
garde-fou manquant en aout — mais qui lisait le journal concluait l'inverse.
Le journal est supprime : c'est de l'historique, il vit dans les commits et
dans CLAUDE.md.

⚠ La fusion des migrations n'etait nulle part. La section « Monter de version »
decrivait pas a pas une procedure qui echouerait depuis toute version anterieure
a la 0.5.0, et son « Si la mise a jour echoue » ne mentionnait pas cette cause.
L'avertissement est desormais en tete du README, d'installer.md et de la section
concernee.

⚠ Les trois portees — commune, personnelle, trace — decident de tout dans ce
projet et etaient absentes de son point d'entree. Elles ouvrent architecture.md.

Verifie : aucune ancre morte, aucun lien mort, et les 41 lignes non reprises
sont soit condensees dans le nouveau README, soit du journal supprime a dessein.
Trois d'entre elles sont revenues (build/dist ignore, l'inspiration radarr_ynh,
le renvoi aux commentaires de systemd.service).

626 tests au vert.

Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
2026-08-22 13:30:42 +02:00

320 lines
14 KiB
Markdown

# Publier une version de MaBibli
Pour vous, qui sortez les versions. Pour installer, voir
[installer.md](installer.md) ; pour comprendre le code,
[architecture.md](architecture.md).
| | |
|---|---|
| [Avant de publier ailleurs](#avant-de-publier-ce-projet-quelque-part) | l'URL de dépôt, à configurer une fois |
| [Compiler](#compilation) | en développement, et le publish self-contained |
| [La chaîne de publication](#publication) | ce que `publier.sh` fait, et ce qu'il refuse |
| [Monter de version](#b-monter-de-version) | pas à pas |
## Avant de publier ce projet quelque part
Les URL de dépôt sont un **placeholder volontaire**, `https://forge.example.org/mabibli`
(le domaine `example.org` est réservé à la documentation par la RFC 2606, donc
définitivement injoignable). Rien ne fonctionnera tant qu'il n'est pas remplacé.
**Une seule ligne commande tout le reste**`depot_code`, en tête de
`mabibli_ynh/build/publier.sh`. Elle produit les URL de release, celles d'archive, et le
message de fin. Pour un essai ponctuel, `--depot-code https://…` fait la même chose sans
modifier le fichier.
⚠️ **`publier.sh` refuse de publier tant que le placeholder est en place**, et il refuse
*avant* de compiler. C'est délibéré : publier avec une URL morte écrirait dans
`manifest.toml` une `amd64.url` que personne ne peut télécharger, et l'échec surviendrait
bien plus tard, à l'installation, sous la forme d'un `ynh_setup_source` en erreur — sans
rapport apparent avec la cause.
Restent à changer à la main, une fois seulement :
| Fichier | Quoi |
|---|---|
| `mabibli_ynh/manifest.toml` | `code = "…"`, et `maintainers` |
| `mabibli_ynh/conf/systemd.service` | `Documentation=…` |
| `mabibli_ynh/doc/ADMIN.md` | le lien de bas de page |
| `mabibli_ynh/README.md`, ce fichier | les liens et les commandes d'exemple |
| `MaBibli.Client/Pages/APropos.razor` | `Depot`, `Site`, et l'adresse de contact |
⚠️ **`amd64.url` dans le manifeste n'est PAS à changer à la main** : `publier.sh` la
réécrit à chaque publication. La corriger donnerait l'illusion que c'est fait alors que la
source du problème est ailleurs.
⚠️ **Le dépôt du code doit être PUBLIC.** `ynh_setup_source` télécharge sans jeton, et
Gitea comme GitHub répondent **404** — pas 403 — à un anonyme sur un dépôt privé. Le
symptôme est alors rigoureusement identique à « la release n'existe pas ». Contrôle qui
tranche, hors session authentifiée : `curl -fsSLI "<url de l'archive>"`.
## Compilation
Prérequis : le SDK **.NET 10** (`dotnet --version`).
### En développement
```bash
dotnet build
dotnet test
```
Pour lancer l'application en local (l'API sert aussi le client Blazor compilé) :
```bash
dotnet run --project MaBibli.Api
```
### Publication self-contained (ce que le serveur reçoit réellement)
Le serveur YunoHost ne compile jamais : il télécharge une archive déjà publiée et la
déploie telle quelle (voir « Publication » ci-dessous). Pour produire ce même artefact
en local, à des fins de vérification :
```bash
dotnet publish MaBibli.Api --configuration Release --runtime linux-x64 --self-contained
```
`MaBibli.Api` référence `MaBibli.Client` : le client Blazor WebAssembly est compilé au
passage et atterrit dans `wwwroot/` du publish. Un seul projet à publier suffit donc
pour les trois (`MaBibli.Client`, `MaBibli.Shared`, `MaBibli.Api`). `--self-contained`
embarque le runtime .NET dans le dossier produit : aucun `dotnet-runtime` n'est requis
côté serveur.
Pour un hébergement **sans YunoHost** (Synology, VPS), voir « Installer ailleurs que sur
YunoHost » plus bas : le `Dockerfile` de la racine fait ce même publish, mais sans
`--self-contained` — dans un conteneur, l'image `aspnet` fournit déjà le runtime.
⚠️ **Ne jamais compiler sur le serveur YunoHost lui-même** : ce serait imposer le SDK
complet à une machine qui n'en a pas besoin, pour une compilation lente. Voir
`CLAUDE.md`, section « Chaîne de publication ».
## Publication
⚠️ **`build/dist/` est ignoré par git**, et doit le rester : l'archive vit dans la
release du dépôt. Committée, elle ajouterait ~65 Mo d'historique **par version**,
définitivement — c'est arrivé une fois, à la 0.1.0.
Le geste courant tient en une commande, `build/publier.sh` du dépôt du paquet :
```bash
cd ../mabibli_ynh
./build/publier.sh
```
Il reprend la version déjà publiée (tag le plus élevé, recoupé avec `manifest.toml`),
propose l'incrément, puis enchaîne tout ce qui suit : archive, manifeste, commit et push
du paquet, tag et push du code, avec vérification côté distant. Il ne reste qu'à créer
la release dans Gitea et y téléverser l'archive — le script en rappelle l'URL.
⚠️ **Il n'y a qu'un seul script, et c'est délibéré.** Un second, `publier-release.sh`,
a existé jusqu'au 2026-08-21 : il compilait, archivait et réécrivait le manifeste, à
charge pour l'appelant de committer. Son nom inspirait plus confiance que celui du vrai
point d'entrée, et lancé seul il produisait exactement la panne du 2026-08-21 — un
`manifest.toml` corrigé mais non poussé, et une release `v0.4.0` contenant en réalité six
commits de plus que son tag. Les deux scripts sont fondus ; ce que le second savait
faire subsiste sous la même commande :
```bash
./build/publier.sh --archive-seule
```
Ce mode compile et archive, **sans toucher ni au manifeste ni à git** : il ne peut donc
rien laisser à moitié publié.
⚠️ **À quoi il sert vraiment** : à **reprendre une publication à la main** quand
`publier.sh` a échoué en cours de route (voir B.3). Ce n'est pas « une brique pour une
CI » — c'était la justification écrite jusqu'au 2026-08-22, et elle désignait un usage
qui n'a jamais eu lieu, là où la reprise après échec, elle, est documentée pas à pas.
⚠️ **Les contrôles ne sont PAS désactivés dans ce mode**, contrairement à ce qui a été
vrai jusqu'au 2026-08-22 : ils s'exécutent tous, et **avertissent** au lieu de refuser,
puisque rien n'est publié et que rien ne peut donc mentir. Le dépôt sale, en
particulier, n'était alors pas signalé du tout — l'archive contenait en silence du
travail non committé.
Ce script compile ce dépôt (`mabibli`) en `Release` self-contained, **vérifie** le
résultat (binaire présent, `wwwroot/` embarqué, toutes les ressources d'`index.html`
réellement sur disque, aucun placeholder d'empreinte non substitué), produit une
archive `.tar.gz` reproductible, calcule son `sha256`, et met à jour `version`,
`amd64.url` et `amd64.sha256` dans `mabibli_ynh/manifest.toml` — sauf en
`--archive-seule`.
Il injecte au passage, dans l'assembly, la **version** (`-p:Version`) et un
**horodatage de build** (`-p:MaBibliDateBuild`), que la page « À propos » de
l'application affiche via `GET /api/version`.
⚠️ **L'horodatage est le témoin de l'injection** : sans lui, l'application se déclare
« version de développement » plutôt que d'afficher le `1.0.0` que le SDK .NET pose par
défaut. Ce numéro-là se lirait comme une vraie version alors qu'il ne désigne rien — or
c'est précisément la valeur qu'on va chercher pour diagnostiquer un appareil dont le
cache est dépareillé. Un `dotnet build` local n'annonce donc aucune version, et c'est
voulu.
⚠️ YunoHost lit le manifeste **depuis Gitea**, jamais une copie locale : un manifeste
corrigé mais non poussé n'existe pas pour le serveur. C'est précisément ce que
`publier.sh` empêche d'oublier.
Il refuse par ailleurs de publier dans deux cas, **avant de compiler** :
| Refus | Ce qu'il évite |
|---|---|
| le tag `vX.Y.Z` existe déjà | une release qui ne contient pas le code que son tag désigne — arrivé le 2026-08-21, six commits d'écart, sans que rien ne le signale |
| le dépôt du code a des modifications non committées | une archive contenant du travail que le tag, lui, ne contient pas |
Dans les deux cas il nomme le commit en cause et rappelle `--patch`. ⚠️ En
`--archive-seule`, les mêmes contrôles **avertissent** au lieu de refuser — le constat
s'affiche, le conseil « choisissez un numéro libre » non&nbsp;: en reprise, le tag visé
est justement celui qu'on veut retrouver.
**La marche à suivre complète et éprouvée**, pour les cas que `publier.sh` ne couvre
pas — première mise en production, montée de version pas à pas, retour arrière,
désinstallation — est en « Mettre en production » ci-dessous.
---
## ⚠️ Monter de version depuis une installation antérieure à la 0.5.0
**Impossible** : les migrations ont été fondues en une seule, et l'historique de la base
ne correspond plus. Il faut `remove --purge` puis réinstaller, avec perte du catalogue —
voir [installer.md](installer.md). Ce qui suit vaut pour les montées **entre versions
0.5.0 et ultérieures**.
### B. Monter de version
#### B.1 Ce qui distingue une version applicative d'une révision de paquet
| Ce qui change | Version | Nouvelle archive ? |
|---|---|---|
| Le code C# | `0.1.0``0.1.1~ynh1` | **oui** |
| Seulement le paquet (conf systemd/nginx, scripts) | `0.1.0~ynh1``0.1.0~ynh2` | non |
Le second cas est le plus simple : bump du suffixe `~ynhN` **à la main** dans
`manifest.toml`, commit, push, puis directement l'étape B.5. L'archive et son `sha256`
ne bougent pas. (C'est ce qui a été fait pour `~ynh2` et `~ynh3`.)
La suite décrit le premier cas.
#### B.2 En une commande : `publier.sh`
C'est le geste courant, décrit en « [Publication](#publication) » plus haut : il enchaîne
B.3, B.4 et B.5 (archive, manifeste, commit et push du paquet, tag et push du code), et
vérifie sur le distant que tout est arrivé.
```bash
cd ../mabibli_ynh && ./build/publier.sh
```
La suite décrit ces mêmes étapes **à la main**, pour comprendre ce que le script fait et
pour les cas qu'il ne couvre pas : révision `~ynhN` seule, reprise après un échec en
cours de route.
#### B.3 Compiler et vérifier la nouvelle version
Le code est prêt et committé dans `mabibli`. Depuis `mabibli_ynh` :
```bash
./build/publier.sh --archive-seule --patch
```
⚠️ **`--version` n'est plus obligatoire ici, depuis le 2026-08-22.** Le mode reprenait
alors la version de `manifest.toml` — c'est-à-dire celle **déjà publiée** — et
reproduisait donc 0.1.0 tant qu'on ne le corrigeait pas à la main. Les deux modes
calculent maintenant la version de la même façon : `--patch` propose 0.1.1, et
`--version` ne sert plus qu'à viser un autre numéro (par exemple celui d'un tag déjà
créé, si la publication a échoué après le tag).
⚠️ **`--archive-seule` ne touche pas au manifeste** : `version` (avec son suffixe
`~ynh1` — une nouvelle version applicative repart toujours de 1), `amd64.url` et
`amd64.sha256` sont alors à réécrire à la main. C'est le prix de la marche à pied ;
`publier.sh` sans option le fait, et ne peut pas l'oublier.
Note le `sha256` affiché — il ne sera plus jamais le même, même à code identique si les
dépendances bougent.
#### B.4 Tag et release
```bash
cd ../mabibli && git tag v0.1.1 && git push origin main --tags
```
Créer la release `v0.1.1` dans Gitea, y téléverser
`build/dist/mabibli-0.1.1-linux-x64.tar.gz`, puis vérifier sans authentification :
```bash
curl -fsSLI "https://forge.example.org/mabibli/releases/download/v0.1.1/mabibli-0.1.1-linux-x64.tar.gz" | head -1
```
#### B.5 Pousser le paquet
```bash
cd ../mabibli_ynh && git add -A && git commit -m "Publier la version 0.1.1" && git push
```
#### B.6 Sauvegarder, puis mettre à jour
YunoHost prend **lui-même** une sauvegarde de sécurité avant la mise à jour
(`mabibli-pre-upgrade1`), mais elle **ne contient pas le répertoire de données**
(`BACKUP_CORE_ONLY`) : elle sert à restaurer l'application, pas la bibliothèque. Prendre
une sauvegarde complète reste donc utile avant une version qui touche au schéma :
```bash
sudo yunohost backup create --apps mabibli
```
```bash
sudo yunohost app upgrade mabibli -u https://forge.example.org/mabibli_ynh --debug
```
⚠️ **L'option `-u` n'est pas facultative ici.** MaBibli n'est pas dans le catalogue
officiel : sans elle, YunoHost ne sait pas où retrouver le paquet et refuse d'emblée —
« mabibli is not in the catalog (anymore?) », puis « No apps can be upgraded ». Rien
n'est cassé pour autant, la commande n'a simplement pas commencé. C'est la **même URL**
qu'à l'installation, celle du dépôt `_ynh`, jamais celle de l'archive.
(Ajouter `--force` seulement pour réappliquer une version identique, par exemple en
mise au point du paquet.)
Le script arrête le service **avant** de remplacer les binaires — deux processus sur la
même base SQLite pendant une migration est exactement ce qu'il faut éviter — puis
attend `Application started`, avec un délai de 120 s : une migration sur base remplie
prend plus de temps que la création d'un schéma vide.
#### B.7 Vérifier après mise à jour
```bash
sudo systemctl status mabibli --no-pager && sudo journalctl -u mabibli -n 30 --no-pager
```
Puis, dans le navigateur, le contrôle qui compte vraiment : **les livres sont toujours
là**. C'est ce qui valide que la base vit bien dans le répertoire de données et non à
côté du binaire — `upgrade` remplace intégralement `/var/www/mabibli`.
Vider le cache du navigateur n'est pas nécessaire : le service worker compare les
empreintes et propose « Mettre à jour ». Sur mobile, un onglet resté ouvert peut
retarder la bascule — c'est précisément ce que le bandeau de mise à jour sert à
débloquer.
#### B.8 Si la mise à jour échoue
YunoHost restaure automatiquement la sauvegarde de sécurité quand le script échoue. Si
le service démarre mais que l'application se comporte mal, revenir en arrière à la main :
```bash
sudo yunohost backup list
```
```bash
sudo yunohost app remove mabibli --purge
```
```bash
sudo yunohost backup restore <nom-de-l-archive> --apps mabibli
```
⚠️ `--purge` efface le répertoire de données. Ne le faire qu'avec une archive contenant
la bibliothèque sous la main — celle de B.5, pas `mabibli-pre-upgrade1`.
---