# MaBibli Application de gestion de bibliothèque personnelle, self-hosted sur YunoHost. Ce fichier est le **point d'entrée unique** du projet : ce qu'il fait, comment le compiler, comment le publier, et comment l'installer sur un serveur. Deux fichiers restent à part, chacun pour une bonne raison — `CLAUDE.md`, le contexte et l'historique des décisions à destination de Claude Code, et `IDEES.md`, les pistes **non actées**. | | | |---|---| | [Demande initiale](#demande-initiale) · [Contraintes techniques](#contraintes-techniques) | ce que l'application doit faire, et avec quoi | | [Compilation](#compilation) | développer et produire l'artefact | | [Le paquet YunoHost](#le-paquet-yunohost) | contenu du dépôt `mabibli_ynh`, points de conception | | [Publication](#publication) | sortir une version, en une commande | | [Mettre en production](#mettre-en-production) | installer, mettre à jour, revenir en arrière, désinstaller | ## Demande initiale Gérer une bibliothèque personnelle (livres physiques et numériques), avec : - **Liste des livres physiques** - **Liste des livres ebooks** - **Gestion de prêts** — prêter un livre à quelqu'un, marquer comme récupéré, historique des prêts - **Récupération automatique des infos via ISBN** (titre, auteur, éditeur, couverture) — scan caméra + saisie manuelle - **Consultation hors-ligne** de la bibliothèque existante (le lookup ISBN, lui, nécessite le réseau) - **Statuts de lecture** — à lire, en cours, lu, etc. ## Contraintes techniques - **Langage** : C# / ASP.NET Core - **Frontend** : Blazor WebAssembly, en **PWA** (installable, utilisable hors-ligne pour la consultation de la bibliothèque déjà enregistrée) - **Scan code-barres** : **zbar** (WebAssembly, LGPL-2.1) — voir `CLAUDE.md` pour l'historique de la bascule depuis ZXing.Net - **Accès** : smartphone (GSM) et PC, via navigateur - **Multi-utilisateur** : géré via le SSO de **YunoHost** (en-têtes SSOwat, pas d'auth custom) — **collection commune** au foyer, avec traçabilité de qui a ajouté chaque livre - **Base de données** : **SQLite** - **Hébergement** : **YunoHost**, en installation **native (sans Docker)** — packaging façon `_ynh`, inspiré de [radarr_ynh](https://github.com/YunoHost-Apps/radarr_ynh) (déploiement .NET self-contained, pas de dépendance dotnet-runtime côté système) - **Sources ISBN** : cascade **BnF (SRU) puis OpenLibrary** — bases libres, sans clé API, pas de dépendance à Google Books. La BnF passe en premier pour la couverture du fonds francophone. Voir `CLAUDE.md` pour le détail - **Ebooks** : fiches d'inventaire uniquement, les fichiers ne sont pas hébergés par l'application ## Compilation Prérequis : le SDK **.NET 10** (`dotnet --version`). ### En développement ```bash dotnet build dotnet test ``` Pour lancer l'application en local (l'API sert aussi le client Blazor compilé) : ```bash dotnet run --project MaBibli.Api ``` ### Publication self-contained (ce que le serveur reçoit réellement) Le serveur YunoHost ne compile jamais : il télécharge une archive déjà publiée et la déploie telle quelle (voir « Publication » ci-dessous). Pour produire ce même artefact en local, à des fins de vérification : ```bash dotnet publish MaBibli.Api --configuration Release --runtime linux-x64 --self-contained ``` `MaBibli.Api` référence `MaBibli.Client` : le client Blazor WebAssembly est compilé au passage et atterrit dans `wwwroot/` du publish. Un seul projet à publier suffit donc pour les trois (`MaBibli.Client`, `MaBibli.Shared`, `MaBibli.Api`). `--self-contained` embarque le runtime .NET dans le dossier produit : aucun `dotnet-runtime` n'est requis côté serveur. Pour un hébergement **sans YunoHost** (Synology, VPS), voir « Installer ailleurs que sur YunoHost » plus bas : le `Dockerfile` de la racine fait ce même publish, mais sans `--self-contained` — dans un conteneur, l'image `aspnet` fournit déjà le runtime. ⚠️ **Ne jamais compiler sur le serveur YunoHost lui-même** : ce serait imposer le SDK complet à une machine qui n'en a pas besoin, pour une compilation lente. Voir `CLAUDE.md`, section « Chaîne de publication ». ## Le paquet YunoHost MaBibli se déploie via un **second dépôt**, [`mabibli_ynh`](https://git.akbar.nohost.me/mathieu/mabibli_ynh), qui **ne contient aucun code C#** : il porte le manifeste, les configurations nginx et systemd, et les scripts d'installation. Toute la documentation, elle, vit ici — ce fichier est le point d'entrée unique du projet. ### Contenu | Fichier | Rôle | |---|---| | `manifest.toml` | Identité, version, URL de l'archive et son `sha256`, ressources (utilisateur système, répertoires, port, permissions) | | `conf/systemd.service` | Unité du service — écoute sur `127.0.0.1`, base dans le répertoire de données, durcissement | | `conf/nginx.conf` | Reverse proxy et intégration SSOwat | | `scripts/_common.sh` | Variables partagées et sauvegarde/restauration cohérente de la base SQLite | | `scripts/install` `remove` `upgrade` `backup` `restore` | Cycle de vie de l'application | | `build/publier.sh` | **Seul script de publication** : version, archive, manifeste, commit et push du paquet, tag et push du code. `--archive-seule` compile sans rien publier | | `doc/DESCRIPTION.md` `doc/ADMIN.md` | Textes affichés par YunoHost lui-même (catalogue et interface d'administration) — ils doivent rester dans ce dépôt | ### Points de conception **Le service n'écoute que sur `127.0.0.1`.** L'application déduit l'identité de l'en-tête `YNH_USER` injecté par SSOwat ; cet en-tête n'est digne de confiance que si nginx est le seul chemin d'accès. Un service exposé sur le réseau permettrait de forger `YNH_USER` et de contourner le portail. La contrainte est écrite dans `mabibli_ynh/conf/systemd.service` (`ASPNETCORE_URLS`) et le port n'est pas ouvert au pare-feu. **Aucune compilation sur le serveur.** Le publish est *self-contained* : il embarque son propre runtime .NET, donc aucun paquet `dotnet-runtime` n'est nécessaire. `ynh_setup_source` vérifie le `sha256` de l'archive avant de la déployer. **Les données survivent aux mises à jour.** La base SQLite vit dans le répertoire de données, pas à côté du binaire ; `upgrade` ne remplace que le répertoire d'installation. **La sauvegarde passe par l'API de sauvegarde en ligne de SQLite.** La base est en mode WAL : copier le seul fichier `.db` d'une base active peut ne rien sauvegarder du tout. Voir `mabibli_ynh/doc/ADMIN.md`. ## Publication Le geste courant tient en une commande, `build/publier.sh` du dépôt du paquet : ```bash cd ../mabibli_ynh ./build/publier.sh ``` Il reprend la version déjà publiée (tag le plus élevé, recoupé avec `manifest.toml`), propose l'incrément, puis enchaîne tout ce qui suit : archive, manifeste, commit et push du paquet, tag et push du code, avec vérification côté distant. Il ne reste qu'à créer la release dans Gitea et y téléverser l'archive — le script en rappelle l'URL. ⚠️ **Il n'y a qu'un seul script, et c'est délibéré.** Un second, `publier-release.sh`, a existé jusqu'au 2026-08-21 : il compilait, archivait et réécrivait le manifeste, à charge pour l'appelant de committer. Son nom inspirait plus confiance que celui du vrai point d'entrée, et lancé seul il produisait exactement la panne du 2026-08-21 — un `manifest.toml` corrigé mais non poussé, et une release `v0.4.0` contenant en réalité six commits de plus que son tag. Les deux scripts sont fondus ; la brique réutilisable subsiste sous la même commande : ```bash ./build/publier.sh --archive-seule ``` Ce mode compile et archive, **sans toucher ni au manifeste ni à git** : il ne peut donc rien laisser à moitié publié. Ce script compile ce dépôt (`mabibli`) en `Release` self-contained, **vérifie** le résultat (binaire présent, `wwwroot/` embarqué, toutes les ressources d'`index.html` réellement sur disque, aucun placeholder d'empreinte non substitué), produit une archive `.tar.gz` reproductible, calcule son `sha256`, et met à jour `version`, `amd64.url` et `amd64.sha256` dans `mabibli_ynh/manifest.toml` — sauf en `--archive-seule`. Il injecte au passage, dans l'assembly, la **version** (`-p:Version`) et un **horodatage de build** (`-p:MaBibliDateBuild`), que la page « À propos » de l'application affiche via `GET /api/version`. ⚠️ **L'horodatage est le témoin de l'injection** : sans lui, l'application se déclare « version de développement » plutôt que d'afficher le `1.0.0` que le SDK .NET pose par défaut. Ce numéro-là se lirait comme une vraie version alors qu'il ne désigne rien — or c'est précisément la valeur qu'on va chercher pour diagnostiquer un appareil dont le cache est dépareillé. Un `dotnet build` local n'annonce donc aucune version, et c'est voulu. ⚠️ YunoHost lit le manifeste **depuis Gitea**, jamais une copie locale : un manifeste corrigé mais non poussé n'existe pas pour le serveur. C'est précisément ce que `publier.sh` empêche d'oublier. Il refuse par ailleurs de publier dans deux cas, **avant de compiler** : | Refus | Ce qu'il évite | |---|---| | le tag `vX.Y.Z` existe déjà | une release qui ne contient pas le code que son tag désigne — arrivé le 2026-08-21, six commits d'écart, sans que rien ne le signale | | le dépôt du code a des modifications non committées | une archive contenant du travail que le tag, lui, ne contient pas | Dans les deux cas il nomme le commit en cause et rappelle `--patch` ou `--archive-seule`. **La marche à suivre complète et éprouvée**, pour les cas que `publier.sh` ne couvre pas — première mise en production, montée de version pas à pas, retour arrière, désinstallation — est en « Mettre en production » ci-dessous. ## Mettre en production Deux marches à suivre, éprouvées sur un serveur réel le 2026-08-18 : la **première mise en production**, puis la **montée de version**. `publier.sh` (ci-dessus) enchaîne les étapes courantes ; ce qui suit les détaille une à une, pour les comprendre et pour les cas qu'il ne couvre pas. ``` machine de dev Gitea serveur YunoHost ────────────── ───── ──────────────── publier.sh → archive .tar.gz ────────► release du dépôt `mabibli` → manifest.toml ────────► dépôt `mabibli_ynh` ──────► yunohost app install (url + sha256) (vérifie le sha256) ``` ### A. Première mise en production #### A.1 Préalables, une seule fois - Le dépôt du code (`mabibli`) est **public** sur Gitea. `ynh_setup_source` télécharge sans jeton ; sur un dépôt privé Gitea répond 404 — indiscernable d'une release absente. - Le domaine dédié existe côté YunoHost. MaBibli s'installe sur un **domaine entier** (`mabibli.mondomaine.tld`), jamais sur un sous-chemin : ```bash sudo yunohost domain add mabibli.mondomaine.tld ``` - Le SDK .NET est installé sur la machine de développement (`dotnet --version`). #### A.2 Produire l'archive, le manifeste et le tag Depuis `mabibli_ynh`, avec le dépôt du code à côté (`../mabibli`) : ```bash ./build/publier.sh --version 0.1.0 ``` Le script compile en `Release` self-contained, **vérifie le publish** (binaire présent, `wwwroot/` embarqué, toutes les ressources d'`index.html` réellement sur disque, aucun placeholder d'empreinte non substitué), produit l'archive de façon reproductible, en calcule le `sha256`, réécrit `version`, `amd64.url` et `amd64.sha256` dans `manifest.toml`, **commite et pousse le paquet**, puis **tague et pousse le code**. À contrôler dans sa sortie : la ligne `binaire, wwwroot et ressources d'index.html : OK`, le `sha256` affiché — c'est celui que le manifeste porte désormais — et les deux `✓` de la vérification côté distant. Il ne reste alors que A.3. Les étapes A.4 et suivantes décrivent ce que le script vient de faire, pour le cas où l'on reprend à la main après un échec en cours de route (`--archive-seule` s'arrête après l'archive, sans toucher au manifeste ni à git). #### A.3 Déposer la release Le tag `v0.1.0` est déjà poussé par A.2 (`git tag v0.1.0 && git push origin main --tags` si l'on reprend à la main). **Dans l'interface Gitea** : créer la release `v0.1.0` sur le dépôt `mabibli`, et y téléverser `build/dist/mabibli-0.1.0-linux-x64.tar.gz`. Vérification, à faire **sans être authentifié** (autre navigateur, ou `curl` comme ci-dessous) : ```bash curl -fsSLI "https://git.akbar.nohost.me/mathieu/mabibli/releases/download/v0.1.0/mabibli-0.1.0-linux-x64.tar.gz" | head -1 ``` Attendu : `HTTP/2 200`. Un 404 signifie soit que la release n'est pas déposée, soit que le dépôt est privé — les deux se ressemblent, commencer par vérifier la visibilité. #### A.4 Le paquet, sur Gitea ⚠️ **L'étape la plus facile à oublier quand elle est manuelle** — et celle qui a fait échouer la mise à jour du 2026-08-21. `yunohost app install ` lit le manifeste **depuis Gitea**, jamais la copie locale : un manifeste corrigé mais non poussé n'existe pas pour le serveur. A.2 s'en charge et vérifie l'arrivée par `git ls-remote` ; en reprise à la main : ```bash cd ../mabibli_ynh && git add -A && git commit -m "Publier la version 0.1.0" && git push ``` Le contrôle qui tranche, quel que soit le chemin suivi — c'est le manifeste **tel que le serveur le lira** : ```bash curl -fsSL "https://git.akbar.nohost.me/mathieu/mabibli_ynh/raw/branch/main/manifest.toml" | grep amd64 ``` #### A.5 Installer ```bash sudo yunohost app install https://git.akbar.nohost.me/mathieu/mabibli_ynh --debug ``` YunoHost demande le domaine (celui créé en A.1) et le groupe autorisé (`all_users`). **Ce qu'il faut voir passer :** `Prefetching asset main` sur la bonne URL, puis l'installation des fichiers, nginx, systemd, et enfin `The service mabibli has correctly executed the action start` — le script attend la ligne `Application started` du journal, ce qui fait échouer franchement l'installation si les migrations EF Core ne passent pas. #### A.6 Vérifier ```bash sudo ss -tlnp | grep -i mabibli ``` Doit montrer **`127.0.0.1:` uniquement**. C'est une frontière de sécurité : sur `0.0.0.0`, n'importe qui sur le réseau pourrait forger l'en-tête `YNH_USER` et se faire passer pour un membre du foyer. ```bash sudo ls -l /home/yunohost.app/mabibli ``` `mabibli.db` doit exister : les migrations se sont appliquées seules au premier démarrage. (Pas de `-wal` ni `-shm` au repos, c'est normal — SQLite fait un checkpoint à la fermeture de la dernière connexion.) Enfin, dans un navigateur sur `https://mabibli.mondomaine.tld` : le portail authentifie, et l'application affiche **ton** nom d'utilisateur YunoHost — pas « anonyme ». C'est le seul contrôle qui éprouve réellement l'intégration SSO. --- ### B. Monter de version — exemple : 0.1.0 → 0.1.1 #### B.1 Ce qui distingue une version applicative d'une révision de paquet | Ce qui change | Version | Nouvelle archive ? | |---|---|---| | Le code C# | `0.1.0` → `0.1.1~ynh1` | **oui** | | Seulement le paquet (conf systemd/nginx, scripts) | `0.1.0~ynh1` → `0.1.0~ynh2` | non | Le second cas est le plus simple : bump du suffixe `~ynhN` **à la main** dans `manifest.toml`, commit, push, puis directement l'étape B.5. L'archive et son `sha256` ne bougent pas. (C'est ce qui a été fait pour `~ynh2` et `~ynh3`.) La suite décrit le premier cas. #### B.2 En une commande : `publier.sh` C'est le geste courant, décrit en « [Publication](#publication) » plus haut : il enchaîne B.3, B.4 et B.5 (archive, manifeste, commit et push du paquet, tag et push du code), et vérifie sur le distant que tout est arrivé. ```bash cd ../mabibli_ynh && ./build/publier.sh ``` La suite décrit ces mêmes étapes **à la main**, pour comprendre ce que le script fait et pour les cas qu'il ne couvre pas : révision `~ynhN` seule, reprise après un échec en cours de route. #### B.3 Compiler et vérifier la nouvelle version Le code est prêt et committé dans `mabibli`. Depuis `mabibli_ynh` : ```bash ./build/publier.sh --archive-seule --version 0.1.1 ``` ⚠️ **`--version` est obligatoire ici.** En `--archive-seule`, sans lui, le script déduit la version de `manifest.toml` et reproduirait 0.1.0. ⚠️ **`--archive-seule` ne touche pas au manifeste** : `version` (avec son suffixe `~ynh1` — une nouvelle version applicative repart toujours de 1), `amd64.url` et `amd64.sha256` sont alors à réécrire à la main. C'est le prix de la marche à pied ; `publier.sh` sans option le fait, et ne peut pas l'oublier. Note le `sha256` affiché — il ne sera plus jamais le même, même à code identique si les dépendances bougent. #### B.4 Tag et release ```bash cd ../mabibli && git tag v0.1.1 && git push origin main --tags ``` Créer la release `v0.1.1` dans Gitea, y téléverser `build/dist/mabibli-0.1.1-linux-x64.tar.gz`, puis vérifier sans authentification : ```bash curl -fsSLI "https://git.akbar.nohost.me/mathieu/mabibli/releases/download/v0.1.1/mabibli-0.1.1-linux-x64.tar.gz" | head -1 ``` #### B.5 Pousser le paquet ```bash cd ../mabibli_ynh && git add -A && git commit -m "Publier la version 0.1.1" && git push ``` #### B.6 Sauvegarder, puis mettre à jour YunoHost prend **lui-même** une sauvegarde de sécurité avant la mise à jour (`mabibli-pre-upgrade1`), mais elle **ne contient pas le répertoire de données** (`BACKUP_CORE_ONLY`) : elle sert à restaurer l'application, pas la bibliothèque. Prendre une sauvegarde complète reste donc utile avant une version qui touche au schéma : ```bash sudo yunohost backup create --apps mabibli ``` ```bash sudo yunohost app upgrade mabibli -u https://git.akbar.nohost.me/mathieu/mabibli_ynh --debug ``` ⚠️ **L'option `-u` n'est pas facultative ici.** MaBibli n'est pas dans le catalogue officiel : sans elle, YunoHost ne sait pas où retrouver le paquet et refuse d'emblée — « mabibli is not in the catalog (anymore?) », puis « No apps can be upgraded ». Rien n'est cassé pour autant, la commande n'a simplement pas commencé. C'est la **même URL** qu'à l'installation, celle du dépôt `_ynh`, jamais celle de l'archive. (Ajouter `--force` seulement pour réappliquer une version identique, par exemple en mise au point du paquet.) Le script arrête le service **avant** de remplacer les binaires — deux processus sur la même base SQLite pendant une migration est exactement ce qu'il faut éviter — puis attend `Application started`, avec un délai de 120 s : une migration sur base remplie prend plus de temps que la création d'un schéma vide. #### B.7 Vérifier après mise à jour ```bash sudo systemctl status mabibli --no-pager && sudo journalctl -u mabibli -n 30 --no-pager ``` Puis, dans le navigateur, le contrôle qui compte vraiment : **les livres sont toujours là**. C'est ce qui valide que la base vit bien dans le répertoire de données et non à côté du binaire — `upgrade` remplace intégralement `/var/www/mabibli`. Vider le cache du navigateur n'est pas nécessaire : le service worker compare les empreintes et propose « Mettre à jour ». Sur mobile, un onglet resté ouvert peut retarder la bascule — c'est précisément ce que le bandeau de mise à jour sert à débloquer. #### B.8 Si la mise à jour échoue YunoHost restaure automatiquement la sauvegarde de sécurité quand le script échoue. Si le service démarre mais que l'application se comporte mal, revenir en arrière à la main : ```bash sudo yunohost backup list ``` ```bash sudo yunohost app remove mabibli --purge ``` ```bash sudo yunohost backup restore --apps mabibli ``` ⚠️ `--purge` efface le répertoire de données. Ne le faire qu'avec une archive contenant la bibliothèque sous la main — celle de B.5, pas `mabibli-pre-upgrade1`. --- ### C. Désinstaller ```bash sudo yunohost app remove mabibli ``` Retire le service, la conf nginx, la permission SSO, l'utilisateur système, le port et `/var/www/mabibli`. **`/home/yunohost.app/mabibli` survit**, donc la bibliothèque aussi : une désinstallation faite trop vite ne doit pas être irréversible. ⚠️ Corollaire à connaître en phase d'essai : réinstaller après un `remove` sans purge **retrouve l'ancienne base**. Ce n'est pas une installation vierge, même si tout le reste est neuf. Pour tout effacer, données comprises : ```bash sudo yunohost app remove mabibli --purge ``` Contrôle qu'il ne reste rien : ```bash systemctl status mabibli; sudo ls -d /var/www/mabibli /home/yunohost.app/mabibli 2>&1; getent passwd mabibli ``` Les trois doivent être négatifs. Le domaine, lui, reste déclaré dans YunoHost. --- ## Installer ailleurs que sur YunoHost (Synology, NAS, VPS) Le déploiement de référence reste le paquet `mabibli_ynh` : c'est lui qui est éprouvé, et c'est le seul qui apporte une **authentification**. Ce qui suit sert aux hébergements qui n'ont pas de portail SSO. `Dockerfile`, `.dockerignore` et `compose.yaml`, à la racine de ce dépôt, existent pour ça. L'application n'est qu'**un processus et un fichier SQLite** : `MaBibli.Api` sert lui-même le client Blazor. Il n'y a donc rien à orchestrer. ### ⚠️ Hors YunoHost, il n'y a AUCUNE authentification C'est le point à comprendre avant tout le reste, et il ne se contourne pas par la configuration. `FournisseurUtilisateurSsowat` lit l'en-tête `YNH_USER` que le portail injecte ; sans portail, il n'y a pas d'identité, et l'application **ne s'en invente pas**. Conséquence exacte, vérifiée en exécution : | | Sans identité | |---|---| | Catalogue, auteurs, séries, revues, prêts (**communs** au foyer) | fonctionnent | | Statuts de lecture, listes d'envies (**personnels**) | refusés — `400 « Impossible d'ajouter une envie sans savoir à qui elle appartient. »` | Deux façons de rendre une identité, **aucune des deux n'authentifie qui que ce soit** : - `Identite__UtilisateurSimule` en variable d'environnement. C'est le mécanisme prévu pour le développement, mais c'est de la configuration ordinaire : elle vaut aussi en production. Mono-utilisateur. - l'en-tête `YNH_USER` injecté par le proxy inversé (DSM : *Portail des applications > Proxy inversé > En-tête personnalisé*). Même niveau de sécurité, mais si un proxy authentifiant est ajouté un jour (Authelia, authentik), il n'y a plus qu'à lui faire recopier son `Remote-User` vers `YNH_USER` : l'application n'a rien à changer. ⚠️ Dans les deux cas, **quiconque atteint le port EST cet utilisateur**. Le port ne doit donc être publié que sur la boucle locale (`127.0.0.1:8080:8080`), le proxy inversé restant le seul chemin d'accès. C'est la transposition exacte de la contrainte d'écoute que le paquet YunoHost pose comme dure. ### Trois prérequis qui ne se négocient pas - **Une machine x86_64.** Le publish visé est `linux-x64` : les NAS ARM (les modèles « j » notamment) demanderaient de republier en `linux-arm64`, ce qui n'est pas éprouvé ici. - **HTTPS**, sans quoi le scan du code-barres ne s'ouvrira **jamais** : la caméra exige un contexte sécurisé. Sur Synology, cela veut dire proxy inversé + certificat Let's Encrypt sur un nom DDNS (`mabibli.xxx.synology.me`). - **Un nom d'hôte entier, pas un sous-chemin** — `mabibli.xxx.synology.me`, jamais `nas.xxx.synology.me/mabibli`. La raison est la même que pour le `full_domain` de YunoHost, et elle est développée plus bas : `` et les empreintes du service worker sont figés à la compilation. ### La marche à suivre ```bash git clone mabibli && cd mabibli # éditer compose.yaml : nom d'utilisateur, chemin du volume docker compose up -d --build ``` Sur Synology, le même `compose.yaml` se colle dans *Container Manager > Projet*, en remplaçant `./donnees` par un chemin réel (`/volume1/docker/mabibli`). Les migrations EF Core s'appliquent seules au premier démarrage : la base se crée dans le volume, et c'est **le volume seul** qui la fait survivre au remplacement de l'image. ### Ce qu'il faut savoir avant de s'y mettre - **La sauvegarde ne se fait pas en copiant le `.db`.** SQLite tourne en mode WAL : copier le seul fichier d'une base active peut ne rien sauvegarder du tout. Il faut arrêter le conteneur, ou passer par `sqlite3 … ".backup"` — c'est ce que fait le paquet YunoHost, et la raison est écrite dans `mabibli_ynh/doc/ADMIN.md`. - **Il n'y a pas de mécanisme de mise à jour.** Ni `yunohost app upgrade`, ni release, ni vérification de `sha256` : à chaque version, `git pull` puis `docker compose up -d --build`. Les données ne bougent pas, elles sont dans le volume. - **L'image est construite depuis les sources, pas depuis une release.** Elle ne porte donc aucun numéro de version, et « À propos » affiche honnêtement « version de développement ». Pour un vrai numéro, passer `-p:Version=X.Y.Z -p:MaBibliDateBuild=…` au `dotnet publish` du `Dockerfile` — voir `CLAUDE.md`, « Y — l'application dit sa version ». ### Vérifié en exécution le 2026-08-21 Image construite et démarrée localement, base neuve dans un volume monté : | Cas | Résultat | |---|---| | Migrations au premier démarrage | appliquées, `mabibli.db` créé dans le volume | | `GET /` et `_framework/blazor.webassembly.js` | **200**, `` intact | | `GET /api/moi` avec `Identite__UtilisateurSimule` | `{"identifiant":"prenom","simule":true}` | | `GET /api/moi` sans rien | `{"identifiant":null,"affichage":"inconnu"}` | | `GET /api/moi` avec en-tête `YNH_USER: camille` | `{"identifiant":"camille","simule":false}` | | `POST /api/souhaits` sans identité | **400**, message lisible | ⚠️ **Ce qui n'a PAS été vérifié** : l'installation sur un Synology réel, le proxy inversé de DSM et le certificat. Ce sont des gestes de DSM, pas du code — mais personne ne les a éprouvés ici. --- ## Contraintes permanentes du paquet — ce ne sont pas des tâches ### Le dépôt du code doit rester public `ynh_setup_source` télécharge **sans jeton**. Sur un dépôt privé, Gitea répond **404 et non 403** à un anonyme : le symptôme est identique à « la release n'existe pas », ce qui envoie chercher au mauvais endroit. Ne pas mettre de jeton dans l'URL du manifeste — il serait lisible sur le serveur. ### L'application exige un domaine entier, pas un sous-chemin MaBibli s'installe sur `mabibli.mondomaine.tld`, **pas** sur `mondomaine.tld/mabibli`. Deux éléments sont figés **à la compilation** du client Blazor WebAssembly : la balise `` de `index.html`, et les empreintes d'intégrité de `service-worker-assets.js`. Les réécrire sur le serveur casserait le service worker, donc le mode hors-ligne — et rien n'est recompilé sur le serveur, c'est tout l'intérêt du self-contained. Le paquet déclare donc l'application en `full_domain`. Lever cette contrainte demanderait une archive **par chemin d'installation**, ou une compilation sur le serveur. Les deux annulent le bénéfice du self-contained. ### `install_dir` finit par appartenir à l'application, pas à root Le manifeste demande `owner = "root:rwx"` pour que le service ne puisse pas réécrire ses binaires, mais le helper `_ynh_apply_default_permissions` repasse derrière avec un `chown -R mabibli:mabibli`. L'intention tient quand même, portée par `ProtectSystem=strict` dans l'unité systemd : tout est en lecture seule sauf `ReadWritePaths=`, qui ne liste que le `data_dir`. ⚠️ Ne pas retirer `ProtectSystem=strict` en croyant que la propriété des fichiers protège encore. --- ## Journal du paquet — ce qui a été réglé ### Les deux pièges systemd — 2026-08-18 Découverts à la première installation réelle, chacun a coûté un cycle complet. Ni l'un ni l'autre ne peut sortir d'un lancement du binaire à la main : ils tiennent au gestionnaire de services. | Piège | Symptôme | Correction | |---|---|---| | `Environment=` découpe sur les espaces | `ArgumentException … at index 0` | guillemeter toute la ligne | | `ProtectHome=yes` masque `/home` | `SQLite Error 14: unable to open database file` | `ProtectHome=tmpfs` + `BindPaths=` | Détail et mesures dans les commentaires de `mabibli_ynh/conf/systemd.service`, à ne pas retirer. ### L'URL de démonstration a été remplacée — 2026-08-18 `manifest.toml` portait `gitea.example.org` : l'installation s'arrêtait net au `Prefetching asset main`. Corrigé partout (`manifest.toml`, ce fichier, `conf/systemd.service`, et la valeur par défaut de `--base-url`). Contrôle : `grep -rn "gitea.example.org" .` ne doit plus rien remonter que ce fichier-ci. ### L'archive ne va plus dans git — 2026-08-18 `build/dist/` est ignoré. L'archive vit dans la release Gitea ; committée, elle ajouterait 69 Mo d'historique **par version**, définitivement. ## Statut Voir `CLAUDE.md` pour le contexte complet et l'historique des décisions à destination de Claude Code.